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Melkior Théâtre-Novart-TNBA
Du 16 novembre au 17 novembre 2010
Au studio de création du Théâtre National de Bordeaux en Aquitaine
Esse que quelq'un sait où on peut baiser ce soir ? J'ai répondu au bois
 "le travelo indique à l'homme des endroits et des moments de féminité auxquels il n'aurait jamais pensé. Il n'imite pas la femme, il la dérègle, l'excentrique, en infirme certaines propriétés en lui ajoutant les accents de la provocation et de la contestation sociale."
[Trafik]*
Le 18 novembre 2010
20h45-Salle de l'Auditorium-Bergerac
et puis j’ai demandé à Christian de jouer l’intro de Ziggy Stardust
Ici, le metteur en scène est sur scène pour jouer de et avec lui-même, de son art, de ses obsessions, de son désir d’inventer le théâtre de son époque. Il convoque pour la circonstance Ziggy Stardust, figure mythique incarnée par David Bowie entre février 1972 et juillet 1973. Ce dédoublement de la personnalité, est le point de départ d’une réflexion vivifiante autour de Renaud Cojo et d’amis invités sur scène. Avec Internet (dont You tube) et au hasard des rencontres, il est allé chercher où se cachaient les doubles de Ziggy Stardust. En multipliant les contextes sans jamais perdre le sens («retrouver Ziggy Stardust avec ce «nous» réunifié » ), en ouvrant la scène à tous les possibles tant qu’ils créent de la « rencontre », Renaud Cojo crée un théâtre qui fait du bien parce qu’il promeut la figure de l’amateur éclairé et participe à l’émancipation du spectateur en lui offrant sur un plateau, la psychanalyse comme lecture d’une démarche complexe, émouvante et vitale.
[Trafik]*
Le 20 novembre 2010
20h45-Salle de l'Auditorium-Bergerac
AÏe
Cridacompany
Parler de la Cridacompany c'est parler de Jur et Julien, de l'exode comme mode de vie, de « l'indisciplinarité » comme processus artistique. Ça s'échappe toujours... Alors « qui sont-ils ? » n'est pas la bonne question, ni même « où vont-ils ? » « que font-ils ? ». Ils traversent simplement l'espace et le temps, comme on le dirait d'un chemin, sans jamais pouvoir réellement s'arrêter. Et s'ils font une ’’pause’’, c'est pour quitter le cirque et s'essayer à d'autres formes comme s'il s'agissait de penser, de photographier, de chanter, de capter une expérience du monde... La dernière fois que je les ai vus, ils avaient délaissé l'anglais pour l'onomatopée ’’Aïe’’, juste après On the edge. Et qu'ai-je vu ? Ou plus exactement qu'ai-je entre aperçu de cette nouvelle création en cours d’élaboration ? Des bribes, des bouts de numéros comme autant d'osselets à prendre au pied de la lettre, sans chercher à se précipiter, à se raconter une histoire qui n'existe pas encore... Le rapport était déjà ouvert, frontal, total.... Aïe comme le bruit sourd d'une chorégraphie de sabots de bois… Aïe comme un concert sauvage à l’orée d’une forêt pas encore désenchantée…
Henri Devier
[Trafik]*
Le 23 novembre 2010
20h45-Centre Culturel de Bergerac
Parce qu’on va pas lâcher
C’est dans des ateliers de théâtre que Mourad Bouhlali et Hassan Razak se rencontrent. Ensemble ils forment un « duo » qui se retrouve de spectacle en spectacle : travail fondé sur une sorte de gémellité duelle emprunte de burlesque, de poésie et de cruauté. Ils ont alors neuf et treize ans et ne vont plus se quitter. D’interrogations en certitudes, de galères en projets, de spectacles en tournées, ils décident peu à peu d’obéir à ce qui se profile : faire de la scène leur métier. Alors que rien ne les prédestinait à ça, alors qu’on les attendait dans la maçonnerie, la plomberie, au mieux dans le rap, la danse hip hop ou les sports de combats, ils persistent dans le théâtre. Parce que cette forme accepte toutes sortes d’hybridations et de mélanges, parce qu’elle est la plus ouverte, la plus tolérante de toutes les formes scéniques, c’est à cet endroit que peut s’inscrire leur histoire.
[Trafik]*
Le 24 novembre 2010
20h45-Gare Mondiale-Bergerac
Poupée anale nationale
 Un texte drôle, cocasse et violent : Poupée, la femme du chef du parti « Le Tronc » épie les réunions par le trou de la serrure. Elle s’instruit avec ferveur des idées et du programme de ce qu’elle appellera plus tard « l’étron national » ... Cette fiction théâtrale se joue, en la provocant, de la réalité la plus immédiate… Un cabaret rock qui pénètre, à travers le regard aigu et ambigu d’une femme fragilisée, aux creux de nos pensées les plus extrêmes… Tiré du roman pamphlétaire et polémique d’Alina Reyes, « Poupée, anale nationale » est ici adapté dans une forme théâtrale et musicale à l’esthétique directe et mordante destinée à mettre les pieds dans le plat …
[Trafik]*
Le 26 novembre 2010
20h45-Gare Mondiale-Bergerac
Flûte
Inspirée par «Sordidissimes» de Pascal Quignard, la nouvelle création de DROMOSPHÈRE vise l’écriture à quatre mains d’une pièce aux accents grand guignol ayant pour thèmes : le jadis et le sordide. L’écriture en est profondément singulière, elle est également spatiale car elle concerne des lieux. Flûte !!!Traite d’un retour imprégné de musique folk, de théâtre-danse, de chant et d’humour. On y voit deux hommes passer l’éponge, et se bander les yeux. On y entend parler d’un spectre féminin, et d’un appartement décrépi comme du cœur du mystère. Flûte !!! se compose d’une pièce de 55 minutes (interprétée et chantée par Nicolas Richard et Gianni-Grégory Fornet) et d’une bande vidéo autonome de 45 minutes (réalisée par la chorégraphe Régine Chopinot et Joa Garcia). Celle-ci est abstraite et suffisamment empreinte du lieu réel pour compléter, par une vue documentaire, l’approche minimale que ce théâtre propose.
[Trafik]*
Le 27 novembre 2010
20h45-Centre Culturel de Bergerac
Fauves
 Inclassable, proche de l’art chorégraphique même s’il ne se définit pas comme chorégraphe, Michel Schweizer traque nos travers contemporains avec des outils neufs, une certaine ironie, une écoute attentive, un sens aigu de la mise en scène. Fauves, dernier projet en date, sera – peut-être – une comédie musicale constituée autour d’un groupe d’adolescents danseurs et chanteurs amateurs. Mais l’ambition secondaire de Michel Schweizer serait ici « d’apporter un éclairage particulier sur comment ces corps heureux en devenir se bâtissent dans les turbulences des mutations culturelles que nous traversons. Comment ce temps de construction de soi se nourrit aujourd’hui de la question centrale du rapport au désir et au plaisir que ces jeunes entretiennent à travers leurs conduites sociales. ». Il s’agira alors d’exposer la puissance de l’affirmation de soi comme l’emblème propre à ces verticalités conquérantes, et Michel Schweizer d’ajouter : « Fauves, c’est de nouveau aller à la rencontre d’un « monde ».
Melkior Théâtre-CDN Gennevilliers
Du 03 décembre au 04 décembre 2010
Au Centre National de Création Contemporaine à Gennevilliers
Esse que quelq'un sait où on peut baiser ce soir ? J'ai répondu au bois

Pourquoi avoir choisi la lecture performance comme forme définitive de votre spectacle?
Principalement pour des raisons de vitesse, c’est pratique. Aussitôt dit et aussitôt s’engage l’aventure. Et puis la notion de performance est excitante en tant qu’elle semble porter à l’exclamation, à l’apostrophe. Elle prend le sujet au cœur, par le milieu. La force, la violence de la sensation, plutôt que la recherche d’un spectaculaire à tout crins, vous ne trouvez pas ?
Melkior Théâtre-Centre André Malraux
Le 07 décembre 2010
Scène Nationale Vandoeuvre-lès-Nancy
Esse que quelq'un sait où on peut baiser ce soir ? J'ai répondu au bois
 Placer mon histoire dans le bois de Boulogne me permet d’aller à la rencontre de personnages socialement disjoints et pourtant contigus. C’est comme rendre visible des « forces » qui ne le sont pas, des présences qui pour « être » quelqu’un n’imitent personne. Il y a des craintes bien sûr, les personnages de théâtre sont ainsi. Sur ces traces là, nous allons jusqu’au bout de ce que nous pouvons. J’ai toujours vécu par ici, près de ce bois. C’est logique de m’y retrouver comme poussé vers une limite … Eric Da Silva
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