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Notre appart
La Catte La Brunetière BAT. 04 ESC 16 - 24100 BERGERAC
L’appartement… terrain miné, la Catte est terre minée
Le 23 Décembre 2007 notre appartement dans la cité est saccagé, le signe explicite d’une destruction annoncée, le début d’un terrain de jeu grandeur nature… Depuis, la cité donne tous les signes d’une ville fantôme… ou presque. Quelques habitants sont abandonnés en attente d’un relogement qui tarde à venir. Signe extérieur d’une situation inédite où les fenêtres brisées côtoient celles où sèchent encore quelques vêtements, signe contre signe, présence contre absence, signe à nouveau d’une désaffection comme une incapacité à gérer les flux et reflux des populations en partance. Sous le choc, Sandra écrit un texte comme une urgence… Au titre pas si énigmatique que ça qui sonne comme le rythme de quelque chose d’inexorable… « L’appartement… terrain miné, la Catte est terre minée, la K T terminée. »
Extraits : « Depuis 2007, un plan de réhabilitation urbaine à été mis en place.... et de façon progressive les habitants du quartier sont relogés... Il semblerait que ce ne soit pas sans mal... Au fur et à mesure la cité se déserte...Il ne reste que peu d’occupant... La majorité des appartements sont vides et cette cité construite en escargot ne permet pas de la traverser c’est un cul de sac... De saccage en saccage ! Les biens publics et privés sont détruits par un petit groupe...comme on dit… d’une minorité qui fait de cet espace son "terrain de jeux"…et qui n’a pas épargné notre appartement ! Sans ironie, on peut penser que c’est une façon de s’exprimer… Mais… à Destruction nous répondons Création… »
C’est à cette injonction que nous tenterons de répondre en 2008. Bien sûr nous poursuivrons le travail autour de « la mémoire vive » à travers la réalisation du film initié en 2007 par William et Erika. Mais nous chercherons également à provoquer et à poursuivre de manière insistante cette étrange relation qui s’est nouée avec ces adolescents présents/absents de la cité qu’ils revendiquent comme leur territoire et qu’ils marquent du seul signe possible : celui « de-ce-qui-va-être- détruit » comme une multitude de fenêtres brisées donnant sur un monde connu, codé, surcodé mais condamné.
   
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