Hopeful Monster
« Parallèlement au travail que je conduis avec Éric Da Silva j’ai décidé de lancer un projet de création protéïforme prenant en compte les mutations auxquelles nous sommes aujourd’hui confrontées.
Hopeful Monster est le titre générique de ce travail en cours : quatre expériences pour explorer une autre manière de faire :
R.A.D.E.A.U
R.O.Y.A
C.O.R.P.U.S
M.O.T.E.L »
Henri Devier
La deuxième étape de la création R.A.D.E.A.U a eu lieu le samedi 22 Juin à 16h00 à La gare mondiale.
La Fondation John Bost accueille, soigne, accompagne des personnes souffrant de troubles psychiques et de handicap physique et/ou mental.
Un projet d’atelier a été conçu avec le Melkior Théâtre dans le cadre de la convention « Culture à l’Hôpital ». Les activités ont démarré en Juin 2011.
Il concerne aujourd’hui un groupe régulier de 18 personnes (9 patients, 5 soignants, 4 personnes extérieurs à la Fondation John Bost).
C’est en Juin 2014 que sera présenté la version définitive de
R.A.D.E.A.U.
Le projet
J’ai usé de l’image du radeau pour évoquer ce qu’il en est de cette tentative, ne serait-ce que pour faire entendre qu’elle doit éviter d’être surchargée sous peine de s’enfoncer ou de faire basculer le radeau s’il est mal chargé, la charge mal répartie. (…) Un radeau, vous savez comment c’est fait : il y a des troncs de bois reliés entre eux de manière assez lâche, si bien que lorsque s’abattent les montagnes d’eau, l’eau passe à travers les troncs écartés. C’est par là qu’un radeau n’est pas un esquif. Autrement dit : nous ne retenons pas les questions. Notre liberté relative vient de cette structure rudimentaire dont je pense que ceux qui l’ont conçue -je veux parler du radeau- ont fait du mieux qu’ils ont pu, alors qu’ils n’étaient pas en mesure de construire une embarcation. Quand les questions s’abattent, nous ne serrons pas les rangs —nous ne joignons pas les troncs— pour constituer une plate-forme concertée. Bien au contraire. Nous ne maintenons du projet que ce qui du projet nous relie. Vous voyez par là l’importance primordiale des liens et du mode d’attache, et de la distance même que les troncs peuvent prendre entre eux. Il faut que le lien soit suffisamment lâche et qu’il ne lâche pas.
Fernand Deligny
L’histoire
Alors moi je jouais le rôle du père/Je faisais le père avec Florence qui jouait la mère / et c’est l’histoire d’un bateau qui se ballade sur la mer / y’a une tempête de … de …l’orage, la pluie, le vent et tout ce qui suit et ça raconte l’histoire d’une famille qui est sur un bateau donc il y’a les enfants, y a le père et la mère, puis derrière y a les marins qui arrivent qui..puis y’a des gens qui vont à table, des familles qui sont à table donc euh qui voient ce bateau ce…sur la mer qui a des problèmes, de gros problèmes pour aller jusqu’à …pour rester sur la mer, sur la mer et la mer elle est en folie… je sais pas si c’est comme ça en folie… ça veut dire qu’elle est un peu forte et que les vagues qui emportent qui remportent toute la mer… donc moi je suis là/ Florence est à mes côtés c’est ça Florence hein /Tu me dis si je me trompe donc Florence joue la mère /Francis joue le fils et puis… Anaïs fait la fille et moi je vais être là donc ça raconte l’histoire d’une famille qui est sur un bateau (je le crois) sur un bateau et donc l’histoire se passe (en mer) en hiver, en hiver en plein hiver ça se passe en hiver on est sur un bateau et on va dans un pays je sais pas où je sais pas où (en Amérique ) en Amérique ou n’importe où en Amérique ou (au Canada) n’importe où… on peut aller au Canada on peut aller aux États Unis (au Brésil au Brésil) où on veut (en argentine) en Argentine voilà merci Jean Daniel (ou alors au Chili ) voilà par exemple On peut aller n’importe où en bateau… personne va pouvoir nous prendre pour autant.
Michel












