Bonjour Monstre !
BONJOUR MONSTRE !
16 Février 2015 à 19 : 30 à Anis Gras
Eric Da Silva,
Melkior Théâtre / Emballage Théâtre
—
Un jour dans la rue, j’ai assisté à quelque chose de très dur et très impressionnant comme il arrive parfois-souvent de voir dans les grandes villes – A Paris. Et pendant assez longtemps je n’ai rien pu en dire. Néanmoins ce jour-là, je me suis mis au défi de composer en souvenir de ce que j’avais vu et entendu quelque chose à mon tour que la rue … reconnaîtrait.
Esse que quelqu’un a apporté sa maladie avec lui ?
Je répète vous m’avez bien e
(tendu)
ntendu – esse que quelqu’un a
(quelque chose à se faire pardonner ?)
apporté sa ma
(nière de vivre)
ladie ici ce soir ?
Personne, eh bien tant mieux parce que j’ai moi-même apporté la maladie sexuelle fatale dont tout le monde a entendu par
(où je commence cette histoire)
ler !
« Comme je ne vous connais pas, et pour faire connaissance, j’ai pensé qu’échanger quelques insultes pouvait servir d’entrée en matière… »
Cette performance texte-vidéo-musique est composée principalement du récit «P’tit-Luis dans la rue», entrecoupée d’apostrophes au public qui se présentent comme de la théorie dialoguée, des anachronismes d’imaginations ou des fantasmes : l’envie de dire des choses qu’on ne doit pas dire, échappées de mutités pourquoi pas, et dont le résultat narratif est à la fin supérieur à la somme des parties. Les récits ne se heurtent pas – ils se creusent … et à la tombée de la nuit projettent des ombres sur les murs.
Fred : Est-ce que c’est fini ?
Henri : C’est fini.
Fred : C’est comme ça que ça fini ?
Henri : La boucle est bouclée.
Fred : Tout à l’heure, quand il est parti sur son délire de vouloir changer de sexe tu te souviens ?
Henri : Oui et alors ?
Fred : J’ai eu envie de lui dire quelque chose comme t’as pas besoin de te biler et …
Henri : Quoi ?
Fred : J’ai pas osé.
Crédits photo : Manuel Devier







